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Lettre Ouverte

oysterpond20082019Bonjour,

Nous voudrons attirer votre attention encore une fois sur les "Vendeurs OPC, agents de time share / vente immobiliers en temps partagé, qui sont de nouveau opérationnels à Oyster Pond depuis plusieurs semaines.

Nous avions envoyés une lettre à ce sujet à Madame la Préfète Anne Laubies le 29 Novembre 2016 avec la Police Territoriale et la Gendarmerie Nationale en copie, ainsi que la presse locale.

Ces vendeurs de Time Share proposent des billets de loterie qui sont toujours « gagnants » afin d'attirer leurs futurs clients vers des hôtels time share du coté Hollandais.
Cette pratique est formellement interdite par la loi, d’autant plus qu'ils occupent le domaine public et/ou privé sans aucune autorisation préalable des autorités.
Ils font du « camping » sur un parking privé, devant les portes et entrées de maisons privés, et ils occupent avec leurs véhicules les places de stationnement de locataires et propriétaires de ces résidences et maisons privées.
Ils arrêtent continuellement les touristes et visiteurs qui passent par là en voiture (et ceci dans les deux sens de la circulation) sur la Route Nationale / Avenue du Lagon, juste avant la frontière Franco-Hollandaise; mais en partie Française à Oyster Pond.
Il en résultent des embouteillages et des situations rocambolesques puis surtout dangereuses pour les autres conducteurs car ils bloquent la circulation et les résidents doivent passer sur le bas-coté afin de pouvoir passer...

Même si les maisons en face sont actuellement toutes en reconstruction et que du coup le bruit que font ces “vendeurs ambulants non-licencies” n’est pas la plainte principale car il y a aussi les bruits engendrés par la construction, il ne faut absolument pas qu'ils restent à cet endroit vu le gêne qu’ils causent pour la circulation; puis il sera d’autant plus difficile de les faire bouger de là quand la reconstruction sera terminée puisqu’ils auront pris “l’habitude” de se poster là.
Après les plaintes en 2016 et les articles dans la presse puis l’intervention répétitive des Gendarmes avant l'ouragan Irma; ils avaient déménagés en direction de Coralita sur la pointe ou il y a le « viewpoint ».
Là ils continuaient leur pratiques illégales; mais au moins ils n’étaient pas dans une zone résidentielle et les gens s’arrêtaient sur le terrain vague en bord de route donc ils ne gênaient personne.

Nous vous seront très reconnaissants si vous pouvez demander à vos services de faire le nécessaire en expliquant à (voir même en verbalisant comme avant) ces Vendeurs de Time Share que leur pratiques ne sont pas légales côté Français et qu’ils ne peuvent pas se poser à cet endroit.

Il y a quelques semaines un article a été publié dans le journal du Côté Hollandais; le DAILY HERALD; dans lequel le Président de l’association de Time Share s’est plaint de la façon illégale de vendre du Time Share en bord de route du Côté Hollandais; du coup ces vendeurs ce sont déplacés vers la partie Française car là on ne leur dit rien; alors que c’est tout aussi illegal du cote Français!

Il faut donc absolument que les autorités Françaises réagissent aussi immédiatement pour les empêcher de s’installer sur les abords de nos routes!

Les habitants d’ Oyster Pond/ Avenue du Lagon.
Merci

Copies: Police Nationale, Gendarmerie, Prefecture, Press

 

 Jan Roosens

 

 

 


INTERVENTION de la S.N.S.M. de SAINT-MARTIN DU 08 AOUT 2019 - NAUFRAGE DU BATEAU “INTEGRITY” ou TEMOIGNAGE D'UN SAUVETAGE MIRACULEUX

rescuemission09082019Ce jeudi à 14h15, le CROSS nous avise que le bateau de pêche “Integrity” aurait coulé “aux alentours d’Anguilla” avec une personne à bord et nous demande d’aller faire des recherches sur zone.
Rendez-vous est donné à la station aux équipiers bénévoles disponibles puis la Rescue Star appareille à 14h45.
Au départ, les informations sont très vagues ; nous n’avons pas la position du bateau en détresse ; on nous demande de mettre "cap sur Anguilla" en surveillant la mer autour de nous.
Nous sommes 4 équipiers bénévoles à bord de la Rescue Star, dont un à bâbord, un à tribord et un à l'avant ; leur seule tâche est de guetter tout éventuel signe de détresse pendant que la patronne s’occupe de la navigation et des communications VHF.

À 15h00, nous apercevons quelque chose flottant dans l’eau au milieu du chenal d'Anguilla : un coussin de bateau, puis un deuxième… Nous les récupérons et transmettons au CROSS la position GPS.
Aucun marquage sur les cousins ; impossible de savoir s’il proviennent du bateau en question ; on ne voit rien d’autre aux alentours, et le CROSS nous demande de poursuivre notre route vers Anguillita, deux ilets au sud-ouest d'Anguilla où le naufragé devrait se trouver, d’après la police anguillaise.
Nous apprenons alors que le pêcheur, qui était seul à bord, avait réussi à alerter un ami par téléphone à 11h15, quand son bateau a coulé (il avait eu la bonne idée de mettre son téléphone dans une pochette étanche !); qui est alors sorti avec son propre bateau pour le chercher… C’est seulement après 13h30 que lui alerte finalement les pompiers d’Anguilla pour lancer la chaine de secours officiele. Ce n'est qu'à 14h00 que le CROSS-AG a été avisé.
La police Anguillaise a eu un dernier contact avec le naufragé vers 13h45, confirmant qu’il était dans l’eau et toujours vivant, mais sans pouvoir préciser sa position exacte.
De gros moyens sont alors déployés : les Coast Guards Hollandais, sur 2 Metal Sharks, qui ont pris à leur bord 2 policiers et quelques pompiers Anguillais, la Brigade Nautique de la Gendarmerie Française, des bateaux de particuliers (Funtime, Night Rider, etc.), notre semi-rigide Rescue Star de la SNSM de Saint-Martin, ainsi qu’un avion DASH-8 qui survole toute la zone en faisant des allers-retours. Le CROSS-AG attribue une zone de recherche à chaque moyen nautique, et nous faisons le tour de notre “carré de recherche” les yeux rivés sur l’eau en permanence. Mais en vain !

À 17h30, le DASH-8 signale un gilet de sauvetage dans l’eau qui sera récupéré par un des bateaux privés sur zone ; deux gilets supplémentaires et une nourrice d’essence sont aussi trouvés, toujours sans marquage; puis la Brigade Nautique repêche, dans une autre zone, une banquette/siège de bateau où le nom du bateau “INTEGRITY” est inscrit. Enfin une confirmation à 100% que les débris proviennent bien du bateau disparu !
Le CROSS-AG va alors utiliser la position de ces débris et de la banquette pour recalculer la localisation éventuelle de la victime en obtenant une nouvelle évaluation sur la base d'hypothèses de courants de dérive et demande à tous les bateaux de rester sur zone dans l’attente de la communication des nouvelles zones de recherches.

Comme nous sommes sur l’eau depuis 14h40, nous avisons le CROSS-AG, vers 18h., que nous devons retourner à Saint-Martin pour faire le plein de carburant.
La plupart des bateaux particuliers rentrent aussi à Anguilla, car ils ne sont pas équipés pour faire des recherches de nuit. La Brigade Nautique de la Gendarmerie Française non plus, qui rentre elle aussi à la tombée de la nuit.
Par contre, les Metal Sharks des Garde-côtes Hollandais, qui ont une grosse capacité de fuel, restent sur zone.
Le DASH-8 atterrit pour la deuxième et dernière fois à 19h., sans avoir trouvé âme qui vive après plusieurs heures de recherche...
A 18h45, nous arrivons au quai de DELTA PETROLEUM, un de nos sponsors. Cette station-service ferme à 17h. mais, comme toujours, elle répond à notre appel pour un ré-approvisonnement d’urgence en carburant en dehors des heures d'ouverture.
Le plein effectué, nous repartons avec un petit détour à la station pour récupérer nos jumelles thermiques, car il fait nuit noire maintenant. Nous débarquons un membre de l’équipage, immédiatement remplacé par un autre.
À 19h25, nous voilà repartis !
Notre nouvelle zone de recherche est le chenal d’Anguilla, de la Pointe Plum à Blowing Rock, du Sud au Nord, en espaçant les tracés de 0,3 Milles Nautiques.
Nous traçons de Terres Basses vers Anguilla ; un équipier guette avec les jumelles thermiques ; un autre balaie l’eau avec notre projecteur de recherche, quand soudainement, sur notre premier bord au bout de 10 minutes, il crie : “il est là..!! il est là...!! Nous sommes passés à peine à 5 mètres de lui...!!
Nous mettons le bateau au point mort immédiatement, gardons la lumière sur le naufragé pour ne pas le perdre de vue, et revenons doucement vers lui.
Il bouge à peine; nous lui crions que nous sommes là, qu’il est sauvé. Quand il comprend qu’il n’hallucine pas, il s’active, nous tend les bras et nous le hissons à bord.
Il est en bon état, sans plaies ni blessures apparentes, et est cohérent ; il blague même quand les équipiers le sortent de l’eau qu’ils doivent manger d’avantage de céréales avant de partir en sauvetage, afin d’avoir assez de forces pour hisser de gros calibres comme lui. :)
Nous avisons immédiatement le CROSS-AG à 19h40 que nous l’avons trouvé et que le naufragé est à bord puis, comme nous sommes beaucoup plus près de Saint-Martin que d’Anguilla, nous remettons le cap sur Marigot.
Le naufragé, K.P., nous explique que son moteur est tombé en panne, puis qu'une grosse vague a déferlé sur son bateau. A ce moment-là, vers 11h15, il a contacté son ami à Anguilla, mis un gilet de sauvetage (décision qui va lui sauver la vie) et tenté de pomper son bateau pour le vider, quand une autre grosse vague l'a frappé sur le travers et fait chavirer. Dans l’eau, il voit son bateau couler sous ses yeux. Il estime qu’il est alors environ midi.
Il a vu des bateaux le chercher ; il a crié, a levé les bras ; l’avion est passé au-dessus de lui ; mais personne ne l'a vu. Une petite tête entre les vagues est quasiment impossible à voir. Il n’a rien pour signaler sa présence; pas de sifflet, pas de lumière, pas même de bandes réfléchissantes sur son gilet. Son téléphone, pourtant dans une pochette étanche, ne marche plus…. Il nage pendant des heures pour essayer de rejoindre la côte de Saint-Martin. A la tombée de la nuit, il voit l’avion et les bateaux rentrer ; il n’en peut plus ; il est épuisé ; il arrête de nager, ferme les yeux, essaye de se “reposer” et se dit qu’au lever du jour les recherches vont certainement reprendre…
Miracle donc quand notre faisceau lumineux lui tombe dessus ! Il ne nous a pas vu ni entendu ; c’est vraiment énorme que nous soyons tombés pile poil sur lui… Quelques mètres plus loin ou quelques secondes plus tard, avec la projecteur de recherche, nous l’aurions raté…
Nous lui passons un téléphone pour contacter sa famille, qui est en pleurs et en extase de le savoir retrouvé sain et sauf, après avoir passé 7 heures et demi à nager et à dériver en mer.
Au quai des Ferry de Marigot, l'attendent quelques cousins, d'autres membres de la S.N.S.M. de Saint-Martin et une ambulance des pompiers à destination des urgences du Centre Hospitalier de Saint-Martin, pour restauration, observation et analyses...
Nous remettons les coussins récupérés par nous à la Police Anguillaise qui nous a rejoints avec l'un des Metal Sharks des Garde-Côtes Hollandais.

Puis la Rescue Star retourne à son poste d'amarrage à la Marina Fort-Louis.
Il est 20h45. Fin de mission !

Nous tenons à remercier spécialement notre sponsor DELTA PETROLEUM venu nous refaire le plein de carburant après fermeture, sans quoi nous n'aurions pas pu repartir et le pêcheur naufragé n’aurait certainement jamais été retrouvé !
Merci aussi aux CROSS-AG, aux Garde-Côtes hollandais, à la Brigade Nautique, aux aviateurs du DASH-8 et à tous les bateaux privés impliqués dans cette collaboration internationale de sauvetage en mer, ainsi qu’à nos équipiers entièrement bénévoles qui répondent toujours présents pour aller au secours des gens de mer et plaisanciers en danger.

PS:
MORALE de ce sauvetage : un téléphone dans une pochette étanche et un gilet de sauvetage peuvent vous sauver la vie !!!
Sans son gilet, K.P. ne serait plus là. Il portait un gilet très basique (type Jet Ski), sans lumière, sans sifflet, sans bandes réfléchissantes avec une flottabilité insuffisante pour sa corpulence... mais c’était mieux que rien.
La SNSM conseille de TOUJOURS porter un gilet, dans les activités nautiques et, idéalement, de l’équiper d’une lumière, d’un sifflet et de bandes réfléchissantes; afin d’avoir le maximum de chances de repérage si le pire arrive…. car des miracles comme celui d'hier soir ne se produisent que très, très rarement..!

Réaction du Président Daniel Gibbs, suite aux déclarations sur la sous-utilisation des fonds européens à Saint-Martin, notamment retranscrites par le journal Soualiga Post, dans son article du 05 août 2019, intitulé « Fonds européens : des retards importa

« Suite aux propos tenus par M. Etienne Deplanques, sous-directeur des politiques publiques à la DGOM, lors de son audition du 16 juillet 2019 sur la sous-utilisation des fonds européens dans les outremers - propos en partie retranscrits dans l’article du Soualiga Post cité en objet - il est de mon devoir de rétablir les éléments dans leur contexte.
Alors que la loi MAPTAM du 27 janvier 2014 a opéré le transfert de la gestion du FEDER, du FEADER et d’une partie du FSE de l’Etat vers les conseils régionaux, la Collectivité de Saint-Martin reste la seule région ultrapériphérique française (RUP) à ne pas bénéficier de programmes opérationnels (PO) dédiés à son territoire et de la qualité d’autorité de gestion de ces fonds.
Les crédits FEDER et FSE qui nous sont dédiés sont encore hébergés sur des programmes guadeloupéens et placés sous l’autorité de gestion de Monsieur le Préfet de région, et donc de l’Etat. Ce rattachement à la Guadeloupe engendre une complexité supplémentaire dans la gestion des fonds ainsi qu’un manque de lisibilité pour nos porteurs de projets.
C’est pour cette raison que nous exigeons une totale déconnexion administrative de la Guadeloupe sur la prochaine période de programmation (2021-2027). Cette possibilité avait déjà été proposée par la Commission européenne dans les observations adressées à l’Etat français sur le projet d’accord de partenariat 2014-2020, en date du 29 avril 2014. On pouvait alors lire dans son point 36 « Concernant le FEDER, il ressort de l’examen des propositions de PO que l’architecture proposée pour la région Guadeloupe, en l’occurrence un PO FEDER/FSE complété par un PO (Etat) FSE/Saint Martin, ne répond pas aux attentes de la Commission en termes de stratégie, de cohérence et d’efficacité dans la mise en œuvre des programmes. Il est demandé de faire une proposition alternative portant sur un PO FEDER/FSE pour la Guadeloupe géré par le Conseil régional de Guadeloupe, d’un PO FSE-Etat (Guadeloupe) et d’un PO FEDER/FSE dédié à la collectivité de Saint-Martin et géré par les services de l’Etat. » Cette recommandation n’avait eu aucune résonance à Paris.

M. Deplanques, dans ses réponses aux interrogations des sénateurs V. Lurel et M. Magras, même s’il reconnait à mi-voix la responsabilité de l’Etat, fait mention d’un « programme de taille modeste » pour le FEDER/FSE à Saint-Martin, programme dont j’ignore l’existence, en omettant de préciser le rattachement de nos axes prioritaires au PO Etat FSE de la Guadeloupe.

La sous-utilisation des fonds européens à Saint-Martin s’explique d’abord par la complexité de cette architecture de gestion qui a fortement contribuer au lancement tardif de la programmation des fonds sur cette période. Les premières subventions n’ont pu être attribuées qu’à compter du dernier trimestre de l’année 2015.

Par ailleurs, si le taux de programmation de 46% enregistré pour le FEDER au 31.05.2019 (65% pour le FSE) peut sembler modeste à ce stade, on ne peut « à distance » minorer l’impact de l’ouragan Irma et le coup d’arrêt qu’il a porté sur la dynamique de programmation observée fin 2015 et en 2016.

Dans un contexte de dévastation, la révision des axes prioritaires du volet FEDER dédié à Saint-Martin au sein du PO Etat 2014-2020 s’est avérée nécessaire afin de permettre aux fonds européens de contribuer pleinement à l’effort de reconstruction du territoire et à la relance de l’activité économique. Les travaux engagés au lendemain du passage du phénomène par mes services et les services de l’Etat en Guadeloupe ont abouti fin 2018 à la validation du PO révisé par la Commission européenne avec la création d’un nouvel axe « reconstruction » doté de 11M€.

Ainsi, l’année 2019 doit être l’année de la reprise d’une programmation dynamique pour les fonds européens à Saint-Martin, notamment pour le FEDER qui soutiendra la reconstruction du collège de Quartier d’Orléans, d’une station d’épuration à Grand-Case, des hébergements touristiques, etc.
Toutefois, dans le contexte actuel de clôture de la période de programmation 2014-2020, tous les moyens nécessaires devront être déployés par l’Etat en tant qu’autorité de gestion des fonds européens à Saint-Martin, pour garantir l’évitement du dégagement d’office et la perte de crédits ô combien nécessaires à notre reconstruction.

La Collectivité quant à elle poursuit son adaptation organisationnelle en renforçant ses services afin d’assurer, un plus grand rôle dans la gestion des fonds européens sur la période 2021-2027, et ce au même titre que les autres collectivités régionales.
L’objectif sera triple pour la prochaine période, à savoir :

- Garantir des enveloppes en adéquation avec nos besoins réels pour une reconstruction aboutie, solide et durable,
- Obtenir des programmes propres axés sur les enjeux de notre RUP,
- Assurer une gestion locale des fonds pour plus de lisibilité et d’efficacité. ».

Daniel Gibbs
Président du Conseil territorial de Saint-Martin

Le Président de la Collectivité d’outre-mer de Saint-Martin, Daniel Gibbs, et l’ensemble du Conseil territorial prennent acte de la décision de mise en application anticipée du PPRN.

La Collectivité d’outre-mer de Saint-Martin (COM) présidée par Daniel Gibbs prend acte de la décision unilatérale de la préfecture de Saint-Martin et Saint-Barthélemy de mettre en application anticipée et immédiate le Plan de prévention des risques naturels (PPRN) de Saint-Martin ; décision que les autorités saint-martinoises s’étonnent d’apprendre via les réseaux sociaux.

En effet, lors du Conseil territorial du 17 juillet 2019, l’ensemble des Conseillers territoriaux avaient, à l’unanimité, donné un avis défavorable à la version du PPRN anticipé, présentée par l’État, se faisant également l’écho de la population saint-martinoise et de ses acteurs économiques. La Collectivité était d’ailleurs massivement soutenue par des instances telles que la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Martin (CCISM), le Conseil économique, social et culturel de Saint-Martin (CESC), les conseils de quartiers, les associations de copropriétaires, les fédérations professionnelles, les parlementaires, etc.
En rejetant cette version du PPRN, la Collectivité avait également exprimé sa forte volonté de coconstruire avec l’État un plan pertinent ; volonté qui consiste à allier intelligemment la sécurité des habitants et des visiteurs résidant à proximité du littoral, à une vie sur un territoire dotée d’aménagements, d’infrastructures et de logements en zone attractive par la qualité de vie offerte aux habitants et visiteurs, respectueuse des traditions, et à fort potentiel économique.

De plus, de multiples demandes de rallongement du délai d’instruction du PPRN ont été formulées, au cours des quatre derniers mois, par la Collectivité, à la Préfète Sylvie Feucher.
Face à l’absence de réponse, le Président de la COM a adressé un courrier en date du 31 juillet 2019, à la ministre des outre-mer Annick Girardin (voir document joint).
Dans ce courrier, il demande notamment un report de l’application du PPRN et informe la ministre de la volonté de la COM de contribuer à la construction d’un Plan mieux adapté au contexte, par le lancement d’une concertation plus large des acteurs socio-économiques et des habitants, menée par la COM (courrier également demeuré sans réponse à ce jour).

L’annonce de cette décision anticipée illustre une fois de plus le manque de considération des représentants de l’État pour un territoire français d’outre-mer en reconstruction matérielle et psychologique après le passage de l’ouragan Irma, et dont les habitants, parfaitement sensibles à l’importance de leur sécurité, ne sauraient souffrir que leur soient imposées des règlent impactant directement leurs conditions de vie et leur avenir.

La Collectivité de Saint-Martin a toujours fait preuve de volontarisme et d’attention dans sa collaboration avec les services de l’État, attitudes à nouveau piétinées par cette annonce.

Le PPRN qui vient d’être mis en application interdit les constructions sur la quasi-totalité du littoral de notre île, principale source d’intérêt des visiteurs et zone importante de vie des habitants.
Si le patrimoine foncier et immobilier de milliers de saint-martinois est en jeu, ce sont aussi l’activité des acteurs économiques et la stabilité sociale qui sont ébranlées. Oui, cette version du PPRN inquiète.
Elle fait aussi fuir des projets sérieux d’investissements qui contribueraient significativement à la reprise de l’économie d’un Saint-Martin Nouveau.

Une telle précipitation, en pleine saison cyclonique, alors que la reconstruction est tout juste en cours suite aux versements des indemnisations des assurances, amène à s’interroger.
L’enjeu pour Saint-Martin est trop important pour accepter tant de désinvolture dans la relation des représentants de l’État avec la Collectivité, et dans la prise en compte des inquiétudes des habitants et acteurs de l’île.

Un PPRN, de surcroît tel que celui imposé à ce jour, ne peut ni ne doit se construire de manière aussi précipitée, et sans ceux qui vivent le territoire.
Si l’on doit aujourd’hui comparer le traitement qui est fait à Saint-Martin, l’exemple du PPRI consécutif au passage de la tempête Xynthia en Vendée le 28 février 2010, qui avait entraîné directement le décès de 47 personnes par submersion marine, est édifiant :
23 mois avaient été nécessaires pour l’application d’une révision, jugée trop précipitée à l’époque, contre 4 mois aujourd’hui pour Saint-Martin.

La Collectivité d’outre-mer de Saint-Martin conteste fermement cette décision d’application anticipée et précipitée, qu’elle qualifie d’autoritaire et de fortement préjudiciable pour l’équilibre économique et social de Saint-Martin.

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